Conférences – 2016 Océan, terre d'explorations

14 septembre 2016 - Mieux connaître les déplacements des tortues marines en haute mer

Damien Chevallier (chercheur au CNRS) et Yvon Le Maho (directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’Académie des sciences
La haute mer est un milieu très hétérogène du fait de ses caractéristiques physicochimiques et nutritionnelles, ainsi que de la variabilité climatique, à l’échelle de la saison ou d'une année à l'autre. La connaissance des facteurs qui déterminent la distribution en mer des animaux marins, comme les tortues marines, et la compréhension de leur stratégie alimentaire constituent par conséquent un grand défi scientifique, à la frontière entre l'océanographie et l’écologie. Résoudre ce défi et ainsi mieux définir les interactions entre les tortues marines et les pêcheries, conditionne notre capacité à les préserver de l’extinction.

Damien Chevallier est un biologiste français, chercheur au CNRS à l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg. Il est responsable du programme de recherche sur les tortues marines au CNRS. Ses activités de recherche ont toujours reposé sur une approche pluridisciplinaire, à l'interface entre l'écologie fonctionnelle, l'écophysiologie et la biogéographie afin d’appréhender les adaptations des espèces animales aux variations spatio-temporelles de leur environnement.

Directeur de recherche émérite au CNRS (Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg) et membre de l’Académie des sciences, Yvon Le Maho préside le Conseil scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité au ministère de l’Écologie et du Développement durable, et est membre du Conseil d’administration de l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco. Il a initié le programme de recherches sur les tortues marines de Guyane à la fin des années 1990. Son principal objectif de recherche est de comprendre par quels mécanismes adaptatifs les animaux sont capables de faire face aux contraintes environnementales, particulièrement lorsqu’elles sont extrêmes. Depuis le début des années 1990, il innove avec de nouvelles technologies permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives dans l’étude des animaux, tout en minimisant les perturbations induites par l’homme et par conséquent les biais qui en résultent.

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