Aimer et Protéger les océans – Méduses

Les méduses, une grande famille

Les méduses appartiennent au phylum des Cnidaires qui regroupe les animaux qui possèdent des cnidocytes. Les Cnidaires, ce sont aussi les anémones de mer, les cérianthes et les coraux constructeurs de récifs, ainsi que les gorgones, les alcyons et le corail rouge des bijoutiers.
Les méduses, ce sont plus d’un millier d’espèces, dont on ne connaît encore que peu de chose. Pour nous, ce ne sont que ces amas de gélatine croisés lors de balades en bord de mer ou en plongées. 75 % des méduses sont invisibles à l’œil nu, et on ne connaît le cycle de vie que d’environ 20 % des espèces. Classer les méduses est bien difficile, tant leurs caractéristiques peuvent varier, comme si l’évolution avait testé une multitude de pistes en parallèle ! On peut cependant distinguer quatre grands groupes en fonction de la façon dont les polypes se transforment en méduses :

Les Scyphoméduses, ou « méduses vraies »
: leur taille varie de quelques millimètres jusqu'à deux mètres de diamètre, leurs tentacules peuvent être inexistants ou nombreux et mesurer plusieurs dizaines de mètres. Leurs formes sont variées : rondes, carrées, plates, en dôme, massives… Leur pourtour peut être lisse ou lobé. Selon l’espèce, les bras oraux peuvent être lisses, festonnés ou en chou-fleur. Les scyphoméduses ont de manière générale un stade de vie libre et un stade de vie fixée. On en connaît 190 espèces, dont Pelagia noctiluca et Aurelia aurita.

Les Hydroméduses : elles possèdent un stade fixé appelé polype et un stade libre appelé méduse, comme l'équorée et la vélelle. On dénombre 840 espèces d’Hydroméduses, dont seulement 20 % ont un cycle de vie connu.

Les Cuboméduses
: de forme cubique, d'où leur nom, comptent 40 espèces. Leur cycle de vie est connu pour à peine 10 % d’entre elles. Parmi les cuboméduses, la fameuse Chironex fleckeri, appelée « piqueur marin », « guêpe de mer » ou encore « main de la mort », vit dans les eaux du littoral nord-australien et du sud-est asiatique.

Les Stauroméduses
: ce groupe très particulier se compose d’une vingtaine d’espèces qui vivent fixées sur le sol ou sur une paroi, et n’ont pas de stade libre. Une stauroméduse rare, Lipkea ruspoliana, a été identifiée en 1998, dans les aquariums du Musée océanographique de Monaco. C’est le seul site au monde qui héberge cette espèce et elle doit être d’autant plus protégée qu’elle n’a jamais été retrouvée en Méditerranée depuis sa première description en 1886 par Carl Vogt, d’après un spécimen pêché sur les côtes nord-ouest de la Sardaigne. Le spécialiste japonais Tohru Uchida la considère en outre comme la forme ancestrale de tous les Cnidaires ! Lipkea est aux méduses ce que le cœlacanthe est aux Vertébrés.

Référence sur Lipkea ruspoliana : Pisani, V., Otero-Ferrer, F., Lotto, S., Maurel, P., & Goy, J. (2007). Lipkea ruspoliana Vogt, 1887,(Stauromedusa, Scyphozoa, Cnidaria) dans les aquariums du Musee Oceanographique de Monaco. Bulletin de la Société zoologique de France, 132(3), 183-190. Retour accueilRetour accueil
1456486170.jpg zoomCliquez sur l'image pour agrandir
Aurelia aurita © Michel Dagnino - Institut océanographique
  • 1456486170 musee1456486170 musee
  • 1456492025 musee1456492025 musee
  • 1456487064 musee1456487064 musee