L'Institut et la science – Fiches Scientifiques

Les menaces de la surpêche sur certaines espèces de poissons et certains écosystèmes

Par Giulio Relini, Professeur, Dipartimento delle Scienze della Terra, Ambiente e Vita (DISTAV), Università di Genova, Italie Vice-président du Conseil scientifique de l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco
L'impact de la pêche sur les poissons vulnérables et les habitats sensibles concerne à la fois les pêcheries démersales1 et pélagiques.
 
La production halieutique mondiale dans les eaux marines était de 82,6 millions de tonnes en 2011, et de 79,7 millions de tonnes en 2012, une diminution de 3,5 % (FAO, 2014 [2]). La proportion des stocks de poissons marins considérés comme pêchés à des niveaux biologiquement durables a diminué de 90 % en 1974 à 71,2 % en 2011, alors que 28,8 % des stocks de poissons ont été estimés comme l’étant à un niveau biologiquement insoutenable et, par conséquent, surpêchés. Les stocks pleinement exploités représentaient 61,3 % des stocks évalués en 2011, et les stocks sous-pêchés 9,9 % (FAO, 2014 [2]).
 
La pêche industrielle a diminué la biomasse des grands poissons prédateurs de 80 % en 15 ans d'exploitation (Myers & Worm, 2003 [4]). En compensation, une augmentation d’espèces à croissance rapide a été observée, mais le phénomène s’est souvent inversé en une décennie. Le déclin des grands prédateurs dans les régions côtières s’est étendu à l'ensemble de l'océan global, avec des conséquences potentiellement graves pour les écosystèmes (Myers & Worm, 2003 [4]). Les poissons les plus menacés par la surpêche et danger sont les sélaciens en raison de leur biologie et de leur écologie, et également parce qu'ils sont les captures accessoires de nombreuses pêcheries, qu’elles soient pélagiques ou démersales.

[...]

Documents à télécharger

Retour accueilRetour accueil
1423477792.jpg zoomCliquez sur l'image pour agrandir
  • 1423477792 musee1423477792 musee