Le Musée océanographique a accueilli le 3ème atelier sur l'impact économique de l'acidification des océans

Après deux jours et demi de discussions, les conclusions du troisième atelier sur l’économie de l’acidification des océans se sont tenues mercredi 14 janvier au Musée océanographique. Ce troisième atelier portait sur les impacts de l'acidification des océans sur les communautés côtières. Il a réuni 53 experts venus de 20 pays.
S.A.S. le Prince Souverain Albert II a rappelé en clôture que l’acidification des océans représentait un sujet de préoccupation majeure pour la Principauté, comme en témoignent les actions menées par Sa fondation, ainsi que la création, en 2014, de l’association monégasque pour l’acidification des océans qui permet de coordonner les activités des organismes monégasques (FPA2, CSM, AIEA, Institut Océanographique) en ce domaine. Retrouvez Son discours ci-après.
 
Les travaux sur le sujet se poursuivent d’ailleurs toute la semaine au Musée océanographique, avec la 2ème réunion de l'Ocean Acidification International Reference User Group (OA-iRUG) « Acting on ocean acidification : getting ahead of the curve ».
 
L’objectif de l’atelier était d’étudier l’impact socio-économique de l’acidification des océans sur les communautés côtières et leurs possibilités d’adaptation à différents niveaux, afin d’élaborer des recommandations aux décideurs politiques et aux gestionnaires. Les discussions ont porté sur les communautés côtières dépendantes de la pêche et de l'aquaculture, celles dépendantes du tourisme lié aux récifs coralliens, la modélisation des impacts biologiques, économiques et sociologiques, les actions et les adaptations potentielles à mener, et enfin la gouvernance et la législation.
 
Les impacts de l’acidification des océans seront essentiellement négatifs au niveau économique, social et culturel. Faibles encore aujourd’hui, elles augmenteront dans le futur. Parmi les activités touristiques, les premières touchées seront les activités fondées sur
les récifs coralliens, particulièrement sensibles à l’acidification des océans ainsi qu’aux changements climatiques. Cette activité, en forte croissance actuellement, est particulièrement importante puisque les revenus mondiaux issus de cette activité sont estimés pour 2010 à environ 10 milliards d’Euros.
 
Les principales recommandations proposées par les experts sont :
•  La diminution des émissions de CO2 est le premier objectif pour une solution durable, et nécessite également la réduction des menaces locales et la mise en place d’aires marines protégées.
•  Les solutions d’adaptation (ex : migration des populations, restauration d’habitat, protection des côtes, modifications des pratiques artisanales) sont coûteuses. Il vaut mieux favoriser les solutions d’atténuation (réduction des émissions de CO2) et inclure les océans dans toutes les négociations internationales sur le changement climatique.
•  L’augmentation de la résilience des écosystèmes et des sociétés à travers
l’amélioration de la gestion des pêches et de l’aquaculture, la restauration des stocks de poissons et de la biodiversité, la responsabilisation des communautés vulnérables.
•  La recherche des sources de financement innovantes et l’inclusion de
l’acidification des océans dans le « fond vert du climat ».
•  Le développement des connaissances, la promotion de plateformes pour collecter des données et transmettre l’information.
•  La prise en compte des considérations sociales au sein des solutions écologiques.
•  L’interdisciplinarité doit être favorisée pour être complémentaire afin de proposer des solutions aux décideurs. 

Centre Scientifique de Monaco

Agence Internationale pour l'Energie Atomique

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L’ensemble des participants au 3ème atelier sur l’économie de l’acidification des océans (Photo AIEA)
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